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Des recherches scientifiques ont prouvé que l’addiction au sucre est comparable, voir plus importante, que l’addiction aux drogues dures (cocaïne, héroïne, …). En parallèle, l’industrie du sucre s’est engagée depuis longtemps dans une stratégie de propagande mensonger comparable à celle utilisée jadis par les industriels du tabac. Le principe consiste à dé-diaboliser le sucre, à le rendre “sympathique” et à encourager sa consommation tout en rejetant la faute des problèmes alimentaires sur un bouc émissaire, à savoir les aliments gras (qui sont pourtant très bon pour la santé s’ils sont choisis avec soin). Tout cela mérite qu’on s’y intéresse de plus près.

(Avertissements : Je tiens à préciser que tout ce que je vais partager avec vous est à appliquer en plus de vos prescriptions médicales. Demandez toujours l’avis d’un professionnel de la Santé si vous avez un doute ou si vous voulez savoir si mes conseils sont compatibles avec votre situation personnelle. En effet, chaque être humain étant unique, le fonctionnement physiologique du corps peut facilement varier d’une personne à l’autre.)

 

Les dégâts du sucre

La majorité de la consommation mondiale porte sur le sucre blanc très raffiné. Cet aliment a un index glycémique élevé, ce qui entraîne des pics d’insuline important afin de réduire le taux de glucose dans le sang, et induit tous les problèmes qui vont avec (insulinorésistance, diabète, …). Les calories apportées par le sucre sont donc vite absorbées par le corps et on ressent toujours un coup de fatigue entre deux repas suite au fameux pic d’insuline. C’est à ce moment qu’on ressent l’envie de grignoter un petit quelque chose qui est souvent sucré. Un autre pic d’insuline est envoyé, un autre coup de mou arrive, et c’est le cercle vicieux du sucre qui se met ainsi en place.

Le sucre blanc est également très acidifiant pour le corps. Le régime alimentaire standard dans les pays riches est actuellement très acidifiant (en partie à cause du sucre mais pas que), ce qui induit un déséquilibre interne permanent. Si en plus de ça on surconsomme des produits sucrés par rapport à la moyenne, on accentue d’autant plus le déséquilibre de base.

Le sucre blanc est par nature totalement dépourvue de micronutriments qui ont été éliminés durant le raffinage industriel. Le sucre blanc est donc l’exemple parfait de ce que l’on appelle les “calories vides”. Cet aliment apporte juste des glucides (ici du glucose) et basta. Nos besoins en nutriments de qualité sont donc totalement ignorés ici.

Une consommation excessive de produits sucrés permet d’alimenter indirectement certaines maladies se nourrissant du sucre qu’on ingère, au premier rang desquelles on dénombre le cancer et les mycoses (notamment celles dues au Candida Albicans, très répandues de nos jours).

Une infection au Candida Albicans est à prendre au sérieux, car celui-ci peut se loger un peu partout dans le corps. Même si un traitement médicamenteux vient stopper les symptômes d’une mycose vaginale (par exemple), il y a de fortes chances de rechute dans un avenir proche. C’est un traitement global et de longue haleine qui parviendra à en venir à bout. Ce sujet concerne aussi Monsieur qui devra suivre son propre programme anti-Candida. J’ai lu le livre “Vaginite… Jamais plus !” de Louise Beaudry qui m’avait appris pas mal de choses sur le sujet.

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Les sources de sucre

Le problème majeur du sucre vient du fait qu’il est très utilisé dans les aliments industriels sous forme de traces comme agent conservateur ou en plus grosses quantités sous forme d’exhausteur de goût. Plats en barquettes, conserves, bocaux, tout y passe. Sans compter les sucreries divers et variées. Bref, c’est une calamité.

Certain utilisent des édulcorants artificiels, comme l’aspartame, afin d’avoir le goût sucré sans les inconvénients cités plus haut. Je vous invite à lire le paragraphe dédié à l’aspartame dans mon article sur les additifs alimentaires afin de comprendre pourquoi c’est une très mauvaise idée. De plus, la consommation d’édulcorant maintient notre dépendance au goût sucré alors qu’il faudrait réapprendre à manger moins sucré afin de se défaire de cette dépendance. Pour finir, sachez qu’en consommant un édulcorant, le cerveau reçoit l’information “aliment sucré” alors qu’il sait qu’aucun vrai sucre n’a été ingéré. Du coup, la prochaine fois que vous aurez envie de manger du sucré, votre cerveau accentuera cette envie car lui il veut du vrai sucre. Avec le temps, vous allez donc consommer de plus en plus de quantités d’édulcorants, avec tous les problèmes liés.

Les boissons gazeuses sucrées, type sodas, sont l’une des sources à limiter (voir à arrêter) en priorité. Pour vous donner une idée, une cannette de Coca (33 cl) contient l’équivalent de 7 morceaux de sucre. C’est donc très sucré ! En plus de ça, le pH de ces boisson est souvent très acide. Le pH d’un coca standard est compris entre 2 et 3. Attention aux dégâts dans l’estomac ! C’est tellement acide qu’on peut utiliser une bouteille de Cola pour nettoyer la cuvette des WC (petites astuces DIY avec le fameux soda ici).

Attention, les produits vendus en supermarchés intitulés “Cassonade” ou “Sucre Roux” sont souvent du simple sucre blanc très raffiné auquel on a ajouté un colorant alimentaire pour lui donner l’aspect d’un sucre partiellement raffiné. Grosse arnaque en vue !

 

Les alternatives

Le plus important est de diminuer votre consommation globale de produits sucrés afin de réduire progressivement votre dépendance au sucre (sauf pour les fruits entiers à consommer quotidiennement). Le jeûne permet également de traiter la dépendance au sucre. En parallèle, je vous encourage à utiliser les différentes alternatives au sucre blanc pour bénéficier de leurs bienfaits annexes. Ces alternatives sont assez variées pour ne pas s’ennuyer gustativement parlant.

  • Miel : Bien qu’ayant un index glycémique élevé, le miel contient plusieurs nutriments intéressants en-dehors du sucre. Vous pouvez varier les plaisirs en fonction du type de fleurs / plantes / arbre dont est issue le miel. Pour plus d’information, je vous renvoie vers l’article Miel et produits de la ruche.
  • Sucre de canne complet : Appeler également “Rapadura” ou “Muscovado”, il s’agit de la forme du sucre de canne avant d’être raffiné. De couleur marron, ce sucre contient environ 5 % de minéraux très intéressants qui diminuent l’effet acidifiant du sucre. Son goût est assez marqué et est différent du sucre blanc standard.
  • Mélasse : c’est le sous-produit obtenue lors du raffinage industriel du sucre extrait de la betterave ou de la canne à sucre. De couleur très sombre, la mélasse est très concentrée en micro-nutriments car ceux-ci ont été enlevé du sucre brut pour en faire du sucre blanc. Son index glycémique est élevé.
  • Sirop d’érable : Issue de l’arbre du même nom, c’est l’une des sources alternatives contenant le plus de minéraux, d’antioxydants et d’anti-mutagènes. Son index glycémique est inférieur à celui du miel. Il existe différentes qualités de sirop d’érable reconnaissables à sa couleur. Plus il est clair et meilleur est sa qualité. Ceux de couleur plus sombre sont de qualité inférieur. Attention, il existe de faux sirop d’érable fabriqués à partir de sirop de maïs (ou de riz) combiné avec un colorant artificiel. Regardez bien la liste des ingrédients, il ne doit y avoir qu’un seul (100 % sirop d’érable). Et vérifiez que le producteur est bien canadien ou québécois, car près de 80 % de la production mondiale vient de là.
  • Sucre de coco : C’est un sucre non-raffiné issue de la sève des fleurs de cocotiers. Il a un index glycémique faible et contient également des minéraux, des antioxydants et pas mal d’acides aminés. On y retrouve aussi un peu de vitamines. On trouve également du Sirop de coco, sous forme liquide.
  • Sirop d’agave : Produit au Mexique, le sirop d’agave a un faible index glycémique et un fort pouvoir sucrant. Sa forte teneur en fructose justifie sa contre-indication dans certains cas (diabète). S’il est indiqué “sirop d’agave concentré” sur l’emballage, il contiendra d’autant plus de fructose et aura un impact plus néfaste pour la santé. Mieux vaut l’utiliser avec parcimonie. Attention, il existe aussi des contrefaçons sur ce produit.
  • Stévia : C’est une plante dont le pouvoir sucrant est très supérieur à celui du sucre standard. L’industrie extrait de cette plante une poudre blanche qui concentre la molécule sucrante de la Stévia. Je suis totalement contre ce nouveau édulcorant produit artificiellement et vendu à grand coup de marketing. Par contre, si vous cultivez vous-même votre propre plant de Stévia comme plante aromatique, vous pourrez ajouter quelques feuilles à plats. C’est plus naturel.
  • Vanille : Cette épice est idéale pour donner un goût équivalent à du sucré sans utiliser du vrai sucre. Comme les autres épices, elle a des propriétés intéressantes sur la santé. Que du bon ! Attention, je parle bien des gousses de vanille séchées. Les arômes de vanille sous forme liquide sont à exclure car c’est un produit artificiel.
  • Cannelle : Comme la vanille, la cannelle donne un goût équivalent à du sucré sans mettre de sucre. Je vous renvoie vers le paragraphe consacré à la cannelle dans l’article Comment consommer moins de sel pour avoir plus d’informations.

 

Et vous, qu’utilisez-vous comme alternatives au sucre blanc ? Dites-le moi dans les commentaires.

Le sucre, une drogue dure
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