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Je vais commencer ce premier article par vous parler un peu de mon parcours personnel en ce qui concerne l’alimentation et les régimes.

Vers l’âge de l’école primaire et du collège, j’aimais manger en grande quantité tout ce qui est biscuits sucrés, fromages, charcuteries, pain, bonbons, etc. Durant cette période, j’ai atteint un poids maximal d’environ 110 kg. En plus de ça, je n’étais pas sportif du tout (c’est encore le cas aujourd’hui).

J’ai commencé par réduire la quantité de nourriture ingérée de ce type. Progressivement, j’ai atteint un palier vers 95 kg au lycée autour duquel je suis resté pendant plusieurs années.

A partir du BAC+5, j’ai réellement décidé de m’informer sérieusement sur la nutrition pour acheter et manger des aliments plus sains pour ma santé. En mettant en pratique tout ce que j’ai appris, j’ai pu atteindre mon poids actuel de 75 kg en 4 ans. Cette perte de 20 kg s’est faite progressivement et sans suivre de régimes restrictifs. Je vais bien sûr partager avec vous au fil de mes articles tout ce qui m’a aidé durant cette aventure.

 

Avertissements

Je tiens à préciser que tout ce que je vais partager avec vous est à appliquer en plus de vos prescriptions médicales. Demandez toujours l’avis d’un professionnel de la Santé si vous avez un doute ou si vous voulez savoir si mes conseils sont compatibles avec votre situation personnelle. En effet, chaque être humain étant unique, le fonctionnement physiologique du corps peut facilement varier d’une personne à l’autre. C’est pourquoi je ne peux pas vous garantir le même résultat de perte de poids que moi si vous suivez mes conseils.

Si vous êtes débutants dans le sujet qui nous intéresse ici, soyez sans crainte, je vais vous proposer au fur et à mesure de mes articles des changements progressifs à mettre en place. Il faut en moyenne 21 jours pour qu’un changement dans votre vie quotidienne devienne une habitude. C’est pourquoi il vaut mieux commencer petit et avancer pas à pas. De plus, je cherche toujours les solutions les plus simples à mettre en place. C’est pourquoi je préfère acheter de la nourriture de qualité plutôt que d’acheter plusieurs compléments alimentaires. Mon but est que ce soit le plus naturel possible.

 

La société moderne

Depuis 1945, la politique agricole de notre pays s’est focalisée sur la production de masse de denrées alimentaires avec comme objectif principal de « faire du volume ». Ola nutrition comme première médecinen en est arrivé aujourd’hui à produire en grandes quantités des aliments de faible qualité nutritive bourrés de pesticides (pour produire plus et plus vite) et d’additifs alimentaires (pour masquer la faible qualité de l’aliment). Notre alimentation est aujourd’hui devenue nocive tant pour l’environnement que pour nous-même. La montée en flèche des cas de maladies dites des « pays riches » tel qu’Alzheimer, cancers, diabète et consort n’est pas anodin. Par la suite, on traite les symptômes sans régler la cause des maladies. La fameuse citation d’Hippocrate sera le socle de mon approche (post-it à droite).

 

Les régimes

Pour perdre du poids, vous avez certainement déjà entendu parler des régimes « à la mode » ou vantés par les « peoples ».

Ma conviction est simple : oubliez les régimes restrictifs !

Pourquoi ? Parce qu’en général, restriction = frustration = pétage de plombs. De plus, si vous perdez beaucoup de poids en peu de temps, vous pouvez être quasiment sûr de tout reprendre dans les années qui suivent la fin de votre régime, voir même un peu plus. C’est la raison pour laquelle certaines personnes enchaînent régimes sur régime, ont leur poids qui fait le yo-yo, et finissent par avoir un surpoids plus important qu’avant de commencer le premier régime. Le corps humain n’est simplement pas fait pour subir ça.

Au lieu de se demander « quel  régime  vais-je faire ? », il vaut mieux se poser la question « comment changer mon alimentation ? ». Je pars du principe qu’il n’y a aucun aliment interdit. Il faut juste se rappeler que les aliments « sains » sont à manger plus souvent que les aliments « plaisir ». Si vous vous autorisez à manger des bonbons par exemple, vous pourrez en prendre de temps en temps en petite quantité. C’est plus facile à tenir sur la durée que si vous vous interdisez les bonbons et qu’au moment du craquage vous mangez l’intégralité du paquet. Et réduisez la fréquence de votre passage sur la balance car ça induit une pression psychologique toxique pour vous.

 

Pour débuter

1) Réduire les quantités

Une chose toute simple pour débuter, c’est de réduire la quantité d’aliments ingurgités à chaque repas. La population de l’île japonaise d’Okinawa, réputée pour sa très bonne santé globale, a coutume de manger jusqu’à 80% de satiété, pas plus. Pour vous aider, il est recommandé de prendre son temps pour manger et de bien mastiquer. Ça permet au cerveau de bien prendre conscience que vous n’avez plus faim.

 

2) Les produits transformés

L’un des premiers changements importants à mettre en place sera de réduire le plus possible votre consommation d’aliments industriels transformés sous forme de fast-food, conserves, surgelés, plats préparés sous vide ou en barquettes. Je préconise de cuisiner soi-même sa nourriture car c’est le meilleur moyen pour manger des aliments de bonne qualité nutritionnelle tout en contrôlant la quantité des ingrédients de la recette. Comme ça, finit les surplus de sel, de sucre et d’additifs alimentaires qu’on retrouve trop souvent dans les plats déjà préparés des supermarchés.

Si vous n’avez pas assez de temps pour cuisiner en semaine, vous pouvez tout préparer le weekend et le congeler pour le reste de la semaine, par exemple. Quand vous ferez vos courses, la majorité de votre caddie sera constitué d’aliments de base, de saison et frais si possible (farine, beurre, sucre, lait, œufs, levure, pâtes, riz, lentilles, huile, fruits et légumes, poissons, viande, etc.). C’est un bon moyen pour échapper en partie au matraquage marketing des produits plus transformés. Du coup, le prix moyen de vos repas va diminuer.

 

3) Les courses

Ma petite astuce pour gagner du temps sur les courses, c’est de passer par le « Drive ». Vous allez sur le site internet de l’enseigne, vous remplissez votre caddie virtuel chez vous et vous allez ensuite au Drive en voiture juste pour récupérer vos courses. Vous éviterez ainsi du stress inutile et vous serez moins tentés par les produits ayant un bel emballage. Cerise sur le gâteau, il est parfois possible de trier les produits en fonction du prix au kilo sur le site du Drive. Si vous voulez acheter le moins chers, ça permet d’éviter de comparer tous les produits d’un même rayon ensemble, donc vous gagnez encore plus de temps.

Il y a en général moins de choix au Drive que dans le magasin physique, mais les prix sont généralement un peu plus bas. Une fois sur place, vous pouvez même demander au livreur s’il peut vous donner gratuitement de la nourriture qui a été retirée par avance des rayons car elle se rapprochait un peu trop de sa date d’expiration. Personnellement, j’utilise le Drive d’Auchan.

 

4) Les recettes

Arrivé à ce stade, le plus important pour la suite et d’avoir des idées de recettes. Plus tard avec l’habitude, vous irez progressivement vers des aliments et des recettes que vous ne connaissiez pas avant. Ça permet de stimuler l’imagination culinaire. Mon truc, c’est d’aller sur le site de Marmiton et chercher quelle recette a recueilli le plus de votes pour un plat en particulier. Si vous n’avez pas d’idées de plats, vous pouvez aussi faire une recherche à partir du nom d’un seul ingrédient pour voir toutes les manières de le préparer.

 

5) Les ustensiles

Pour ce qui est des ustensiles de cuisine (pâtisserie exceptée), faites au plus simple. Achetez tout de même de la qualité pour qu’ils durent dans le temps et pour préserver votre santé. La mauvaise qualité peu chère revient finalement bien plus chère sur le long terme.

Le plus important, c’est un bon couteau de cuisine en inox régulièrement aiguisé avec un fusil (ou bien un couteau japonais Santoku), ainsi qu’un épluche légumes. Ayez une planche à découper en bois (si possible en bambou), une cuillère et une spatule en bois également, un assortiment de poêles, casseroles, marmite et wok en inox 18/10, en fonte non-émaillée naturelle OU en fer forgé (oubliez les autres matériaux tel que la céramique, l’aluminium et le Téflon qui sont plus nocifs pour la santé). Pour la cuisson vapeur, un panier en bambou. Une passoire en métal à trous fins. Des bocaux en verre à fermeture hermétique pour les aliments secs ou achetés en vrac.

Si vous achetez un robot de cuisine, assurez-vous qu’il puisse faire suffisamment de choses pour ne pas avoir à acheter d’autres robots ménagers (votre cuisine ne doit pas s’encombrer de choses inutiles ou très peu utilisées). Le minimum pour un robot, c’est les fonctions mixer, blender et hachoir. Sachez qu’utiliser un robot pour cuisiner entraîne plus de vaisselle à faire. Le four est aussi recommandé. Le micro-onde est optionnel.

 

Pour aller plus loin : penser micro plutôt que macro

Quand on aborde la nutrition via les régimes, on parle de protéines, de glucides, de lipides et de fibres. C’est ce que j’appelle « penser macro-nutrition », car il existe par exemple plusieurs types de lipides qui ont un impact très différents sur notre santé. Savoir identifier les bons lipides des mauvais nous fait réfléchir un cran plus haut, c’est ce que j’appelle « penser micro-nutrition ». C’est là une analyse très vaste qui sera développée plus tard à travers plusieurs autres articles.

Arrêtez les régimes restrictifs et cuisinez !
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