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Pour être indépendant financièrement, il faut avoir plusieurs sources de revenus non dépendantes les unes des autres. Elles ne doivent pas vous demander la même quantité de temps pour être actives, car le temps est limité dans une journée et le but n’est pas de se crever à la tâche. Cela permet d’être plus résilient si l’une de ces sources venait à être coupée. Après avoir parlé du Crowdlending, je vais continuer cette série avec les actions à dividendes en bourse, car c’est une source qui demande très peu de temps effectif de travail. Une fois achetées, il suffit d’attendre que les dividendes tombent chaque année. Mais attention, il ne faut pas choisir n’importe lesquelles. Je vous recommande les actions à dividendes croissants, ayant un long historique de versement de dividendes, si possible tout le temps en croissance. Vérifiez bien que l’État français n’est pas actionnaire majoritaire de l’entreprise, car cela impact négativement les performances.

 

(Avertissements : tout ce qui suit n’est en aucun cas un conseil d’investissement. Demandez toujours l’avis d’un professionnel en gestion de patrimoine pour savoir si les informations que je vous partage sont compatibles avec votre situation personnelle. En effet, un conseil d’investissement peut être pertinent pour une personne mais pas pour une autre. C’est pourquoi je ne peux pas vous garantir un quelconque résultat. De plus, je ne suis pas agrée par l’AMF.)

 

Privilégier le PEA

 

Comme je prévois une baisse significative des pensions de retraite d’ici 30 ans, j’ai donc décidé de me constituer mon propre plan épargne retraite par capitalisation. La partie actions est logée dans mon PEA, car c’est une enveloppe fiscale qui permet de payer moins d’impôts sur les dividendes et les plus-values. C’est l’idéal pour faire grossir la poche actions sans rien retirer jusqu’à la retraite.

 

J’ai également 2 SIIC sur un Compte-Titres Ordinaire (CTO), car non-éligible au PEA. J’ai choisi la banque en ligne Boursorama pour y loger mon PEA et mon CTO, car leur service boursier est de bonne qualité et je voulais également diversifier mes comptes bancaires en-dehors de ma banque traditionnelle. Par contre, je vous recommande les brokers spécialisés comme IB, Lynx, Degiro ou Binck si vous voulez investir dans des actions étrangères (hors Europe), car ils ont moins de frais. J’ai également 1 action au nominatif pur, histoire de ne pas mettre tous mes œufs dans le même panier.

 

Je me suis informé auprès de nombreuses sources. Parmi elles, je vous conseille la formation “devenir rentier” que j’ai suivi sur le blog RevenusetDividendes.com , elle est très instructive.

 

Ma liste

 

Pour limiter les frais, j’investis uniquement dans des actions françaises (pour l’instant). Elles sont chacune diversifiées dans leur secteur d’activité (différents secteurs, pays d’implantation, monnaies utilisées). Elle font parties des meilleures actions à dividendes, c’est-à-dire qu’elles ont l’habitude de verser un dividende régulièrement et en augmentation d’une année sur l’autre. Ce genre d’actions résiste mieux aux crises que les autres et elles ont une meilleure performance sur le long terme. Les entreprises en question sont numéro 1 mondial (ou européen) dans l’un de leurs secteurs d’activité. Elles existent depuis longtemps et ont su traverser les crises précédentes sans trop de problèmes.

 

Je vous indique également les actions à rendement (RD : rendement élevé à l’achat, plus-value potentielle faible, croissance du dividende faible) et les actions de croissance  (CR : rendement faible à l’achat, plus-value potentielle élevée, croissance du dividende élevée).

 

Mes actions en PEA :

 

– Total (énergies) RD
– Sanofi (santé) CR/RD
– Eutelsat (communications par satellite) RD
– ABC Arbitrage (arbitrages et conseils en bourse) RD
– Rubis (énergies) CR
– CBO Territoria (immobilier) RD

 

Mes actions en CTO :

 

– Unibail Rodamco (SIIC de commerces) RD
– Klépierre (SIIC de commerces) RD

 

Mes actions au nominatif pur (parce qu’il y a une prime de fidélité sur les dividendes) :

 
– Air Liquide (gazs industriels) CR
 

Mes futurs acquisitions en PEA (en cours de réflexion) :

 

– SMTPC (tunnel à péage de Marseille) RD

 
Exemples d’autres actions françaises potentielles :
 

– Schneider Électrique (énergies) CR
– LVMH / Kering / Hermès (luxe) CR
– L’Oréal (cosmétiques) CR
– Essilor (verres optiques pour lunettes) CR

 
Exemples d’actions US :
 

– Coca Cola Company (boissons)
– AT&T (communications)
– 3M Company (diversifié)
– Wal Mart (grande distribution)
– Mc Donald’s (fast food)
– Johnson & Johnson (santé)
– Procter & Gamble (produits de consommation)
– General Electric (énergies)
– General Motors (voitures)
– Verizon (communications)
– Abbvie (santé)

 
Exemples de REIT US (équivalents aux SIIC en Europe, c’est-à-dire des SCPI cotées en bourse):
 

– Realty Income (commerces de détail aux US)
– Digital Realty (gestion de centres de données)
– Public Storage (box de stockage pour particulier)
– Simon Property group (grands centres commerciaux)
– Rio Can (Canada)

 

Ma stratégie

 

Je ne cherche pas à faire des plus-values. Seul le cash-flow généré par les dividendes m’importe. Les dividendes baissent beaucoup moins en période de crise que le cours des actions, ce qui permet d’avoir toujours cette source de revenus active. Du coup, le plus important est de choisir une action de qualité qui augmente son dividende chaque année et qui a un rendement correcte à l’achat (entre 2 et 6%). J’aime bien cette approche car seul le moment présent compte. Mon rendement sur coût d’achat reste stable quel que soit la variation du cours de l’action dans l’année. De plus, ce rendement sur coût d’achat va automatiquement augmenter tout seul chaque année avec la hausse du dividende. Petite précision, je privilégie depuis peu les actions à rendement plutôt que les actions de croissance. En effet, le montant des dividendes étant plus stable que le cours des actions, je préfère avoir des dividendes maintenant que plus tard. L’effet croissance peut être cassé par une chute des cours, alors que les dividendes réinvesties en actions permettent de faire boule de neige plus rapidement avec les intérêts composés des actions à rendement. Cet article explique bien l’avantage à long terme des actions à rendement.

 

Afin de maximiser les performances, je prévois de réinvestir les dividendes en actions durant toute la phase d’épargne avant la retraite. Pour que cela fonctionne, je vais conserver le plus longtemps possible toutes les actions que je vais acheter. Je ne suis pas partisan de l’achat/revente sur le court terme, car ça coûte cher en frais d’arbitrages.

 

J’avais écris un article sur les avantages des trackers. C’est une bonne solution pour débuter et ou diversifier, surtout s’ils versent un dividende. Mais pour de meilleures performances et plus de sécurité, je préfère choisir un par un des titres vifs, car je veux savoir dans quoi j’investis.
Revenus alternatifs #2 : les actions à dividendes
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